C’est la 2e partie de mon journal de voyage. (Voir la première partie)
1er Vendredi
Je suis arrivé le vendredi matin et mon hôte m’a accueilli avec un thé de coca. J’en avait entendu parlé avant ma venue au Pérou. Selon la tradition Inca, une des vertus de ce breuvage est de contrer l’effet du mal des montagnes. Étant donné que les Incas vivaient dans des régions montagneuses, le thé de coca était également utilisé pour prévenir ou soulager les symptômes du mal des montagnes, tels que les maux de tête et les nausées.
Thé de coca
Il est important de noter que bien que le thé de coca ait été vénéré par les Incas pour ses vertus supposées, il peut également être associé à des problèmes de dépendance et de santé lorsqu’il est consommé en excès. De nos jours, la consommation de feuilles de coca est réglementée dans de nombreux pays en raison de ses effets stimulants et de sa similitude chimique avec la cocaïne.
J’ai aidé mon hôte à faire quelques courses en ville. J’ai beaucoup marché, il semble que le thé m’aide à m’adapter. Au diner, j’ai dégusté un Lomo Saltado (un sauté de bœuf) avec des frites maisons. Oh mon dieu, wow! Je recommande Chira Restobar. Un repas complet est entre S/.10 et S/.23, soit entre 3.50$CA & 7.75$CA.

Nous sommes passés par un hôpital public où j’ai aussi rencontré son frère. Un chic type. J’ai débuté mon aventure avec une journée comme un local. Ensuite nous sommes passés à la banque (au guichet) pour que j’ai un peu d’argent local, des Sols péruviens. Certaines institutions bancaires péruviennes ajoutent des frais au montant du retrait mais pas toutes. Celle que j’ai le plus utilisée était Banco de la Nacion. Avec ma carte WhealthSimple, je n’ai pas eu de surcharge à la conversion et j’ai eu accès à de l’argent comptant sans problème. (Voir article à ce sujet: Achats en voyage)
Ensuite nous sommes revenus à la Casa (la maison) où j’ai fait connaissance avec deux autres bénévoles, une de France et l’autre de l’Allemagne. Elles étaient à Cusco depuis déjà cinq semaines. Elles m’ont donné les trucs de la place (épicerie, autobus, taxi, restos, etc).
1er samedi
Plaza Tupac
Ce samedi nous sommes allés, mon hôte et les autres bénévoles, au marché Plaza Tupac d’où j’ai pu avoir une vue sur la ville se développant sur les montagnes.

Une chance que j’avais mon sac à dos pliable (voir mes musts de voyage), j’ai pu y mettre mes achats.
Un petit resto peu connu
Sur la rue Mateo, notre hôte nous a emmenée dans un petit snack qui a l’air de rien vue de la rue. Je ne suis même pas sûr du nom!

Nous avons gouté à une boisson locale. Encore là, je ne me souviens pas du nom mais c’est fait à base de fruits et d’épices.
J’ai aussi mangé du porc à la menthe. C’est aussi délicieux que le Lomo Saltado.
L’atelier de confection de chocolat
Dans la région de Cusco, la culture du cacao joue un rôle important dans l’économie locale et dans la préservation des traditions agricoles ancestrales. Les agriculteurs cultivent le cacao dans des conditions idéales, bénéficiant d’un climat tropical et de sols fertiles. Une fois récoltés, les fèves de cacao sont souvent traitées dans des fabriques de chocolat artisanales, où elles sont transformées en chocolat de haute qualité. Ces fabriques de chocolat offrent souvent des visites guidées où les visiteurs peuvent découvrir le processus de fabrication du chocolat, de la récolte des fèves à la dégustation finale, offrant ainsi une expérience immersive dans la culture et l’histoire du cacao dans la région de Cusco.
Je me suis joins aux autres bénévoles pour aller faire un atelier sur la confection de chocolat chez Qoru. Deux barres de chocolat faites par moi-même! Un souvenir pour la famille à mon retour (je vais devoir faire attention de ne pas les manger avant mon retour). Les étapes de la fabrication sont les suivantes:
- La Torréfaction : Les fèves de cacao sont d’abord torréfiées pour développer leurs arômes caractéristiques. Cette étape est cruciale car elle libère les saveurs et les huiles naturelles présentes dans les fèves.
- Le Décorticage : Après la torréfaction, les fèves de cacao sont décortiquées pour enlever leur coque extérieure, révélant ainsi les nibs de cacao à l’intérieur.
- Le Broyage : Les nibs de cacao sont ensuite broyés pour former une pâte de cacao épaisse appelée « pâte de cacao » ou « liqueur de cacao ». Ce processus libère également la matière grasse naturelle des fèves, connue sous le nom de beurre de cacao.
- Le Conchage : La pâte de cacao est ensuite conchée, c’est-à-dire mélangée et malaxée pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, à des températures contrôlées. Cette étape permet de lisser la texture du chocolat, d’améliorer sa saveur et d’homogénéiser sa composition. C’est la seule étape qui n’a pas été faite par nous.
- Le Tempérage : Le chocolat est ensuite tempéré, ce qui implique de le chauffer et de le refroidir de manière contrôlée pour stabiliser sa structure cristalline. Cela donne au chocolat une brillance caractéristique, une texture croquante et empêche la formation de taches blanches ou de bloom.
- Le Moulage et durcissement : Enfin, le chocolat tempéré est versé dans des moules et laissé durcir à température ambiante ou dans un réfrigérateur. Une fois durci, le chocolat est retiré des moules et est prêt à être dégusté.
Nous avons même fait des breuvages de cacao selon les méthodes anciennes Inca et Espagnole . Les Incas y mettent des épices tel du piment. Les Espagnols y ont ajouté du sucre (ex: du miel) pour en adoucir la boisson.
« Ne pas mettre de chandail blanc pour un atelier de chocolat! »
Note à moi-même
Un spectacle sur l’histoire du Pérou
Le spectacle au Théâtre municipal de Cusco était très intéressant car il relatait les 3 régions du Pérou (la côte, les montagnes et la jungle) au court du temps. Des pratiques ancestrales en passant par la colonisation par les espagnols jusqu’à aujourd’hui.
Les costumes péruviens sont riches en couleurs, les performances de dance sont incroyables. Un spectacle hors de l’ordinaire qui m’a fait découvrir l’histoire de la région.
1er dimanche
Cette journée a été plus tranquille. Je devais aller faire des courses. Ça me prends des collations et de l’eau en bouteille. L’eau du robinet n’est pas potable. Je commence mon bénévolat le lendemain.
Une autre bénévole se joint à la maisonnée. Une américaine cette fois. Elle fait une programme différent. Elle sera en alternance bénévolat/tourisme.
J’ai « gravi » les marches de la ville et la vue y était grandiose!


En soirée, nous sommes allés voir le film Barbie… en espagnol! 🙄 Je n’ai rien saisi sauf les chansons qui n’étaient pas traduites en espagnol. Expérience intéressante mais je vais devoir revoir le film plus tard.
1er lundi – Début du bénévolat
Je me rends à « la ocifina » pour mon introduction au bénévolat et mesures à prendre dans la région.
Des mesures relativement simples:
- Ne pas boire l’eau du robinet
- Ne pas manger de mayonnaise (œufs crus)
- Ne pas manger de bouffe de rue (aka Street Food). Celui-là j’étais moins heureux car c’est une bonne façon de découvrir les goûts locaux.
- Ne pas manger la pelure de fruits ou légumes. Ils faut toujours les peler.
- Pas vraiment de criminalité à Cusco, pas plus que dans d’autres villes touristiques.
J’en ai profité pour m’informer pour des visites touristiques à faire entre mes périodes de bénévolat. J’ai très vite compris que deux semaines n’étaient pas assez. Je vais devoir revenir!
Garderie éducative – Kusi Uyacha guarderia
Je suis assigné à une garderie éducative dans le centre artisanal de Cusco. Je vais au début aider les 1-3 ans. (Je vais apprendre en même temps qu’eux 😃) et par la suite, les plus grand de 4-5 ans pour les préparer à débuter leur entrée à l’école primaire. Ce sont principalement les enfants de parents travaillant au Mercado de Wanchaq. Ce sont des demi-journées de bénévolat, j’ai donc mes après-midis de libre pour visiter la ville.
Les enfants sont à croquer! Et les éducatrices sont si reconnaissantes de l’aide qu’on leur apporte. C’est fou comme ils nous accueillent. Aucun jugement, les bénévoles sont tout simplement acceptés immédiatement.
Promenade en ville
Cusco est une ville calme qui vit principalement du tourisme. S’y promener est relaxant. Je n’ai juste pas bien saisi pourquoi, dans le centre de Cusco, on nous offre des massages à tous les coins de rue.






J’ai rejoint les autres bénévoles pour un gelato et d’autres visites à pied car tout se fait principalement à pied.
1er mardi
Après le bénévolat, je suis allé casser la croute au centre. Un burger d’alpaga au Cafe Macchiato. Ils ont une salle à manger au 2e étage qui donne une vue sur la rue. Manger avec une vue? Pourquoi pas!
Après-midi au centre de Cusco
Dans le centre, tout est touristique. Donc forcément plus cher. Pour économiser pour les mêmes items et services, rien de mieux que de s’éloigner du centre. (Cette astuce est valable dans toutes les villes du monde) Il y a des femmes avec des habits traditionnels qui vous approchent pour que vous preniez des photos avec leurs bébé alpagas. Elles sont magnifiques et les alpagas aussi mais il faut négocier le prix AVANT.





Souper chez Saywa
Pour faire changement du Lomo Saltado, j’ai opté pour un Pollo Saltado (poulet sauté). Toujours aussi bon! Je découvre de nouvelles saveurs.

1er mercredi – Arrivée à l’hôpital
Douleur atroce pendant la nuit. Je n’arrive même pas à parler tellement ça me fait mal au bas du ventre. Mon hôte appelle un médecin qui m’emmène à l’hôpital (Clinica MacSalud). Eh oui, je suis allé au Pérou pour me dépayser, je vais être servi!
Après quelques tests à l’hôpital, enfin un diagnostic. La salmonellose!
J’ai bien été traité à l’hôpital. Celui-ci est privé. Le médecin parle anglais, les infirmières, uniquement espagnol.
La vue sur les montagnes est superbe. Une chance! Je vais y passer 2 jours.
Lundi, à la Oficina, on m’avait prévenu de faire très attention à ce que je mange et boit car si je contracte la salmonellose, j’en ai surement pour 7 à 10 jours à m’en remettre.
Le plus étrange est que je n’ai rien mangé de différent des autres et que je suis le seul à être malade. La différence? J’ai pris des antiacides la veille et c’est surement pour ça. J’ai ma leçon, je n’emmène plus d’antiacide avec moi en voyage.
Autre point à savoir: Toujours avoir des numéros d’urgence et savoir quoi faire. J’ai été chanceux d’habiter chez quelqu’un de Cusco qui a pu prendre les initiatives nécessaires pour moi.
1er jeudi – Sortie à l’hôpital
J’ai dû attendre toute la journée, malgré que je me sentais beaucoup mieux, afin d’obtenir mes derniers résultats d’analyses ainsi que mon congé de l’hôpital. Je l’ai finalement obtenu en fin de soirée.
Malgré l’attente, la vue était belle de la chambre.

J’ai reçu des probiotiques, des antibiotiques et à part ces comprimés une seule recommandation: ne pas monter plus en altitude car il semble que mon niveau d’oxygène soit un peu bas.
Dommage j’avais des expéditions de prévues et je vais devoir annuler celle du vendredi.
Je suis tout de même chanceux, il semble que je ne serai pas trop incommodé par mon expérience.












